Les partis traditionnels allemands vont devoir surmonter leurs grosses différences pour barrer la route à l’extrême droite après les élections régionales de Thuringe et de Saxe du 1er septembre. Dans cette Allemagne de l’Est, jamais la radicalité n’a été aussi fortement exprimée depuis la seconde guerre mondiale. Il va en falloir des efforts aux femmes afghanes pour supporter l’insupportable : leur effacement par les Talibans. Ces fondamentalistes viennent de promulguer une loi qui leur interdit de faire entendre leur voix dans la sphère publique. Une folie meurtrière que la communauté internationale condamne mollement. En France, Emmanuel Macron s’est démené pour vendre des avions de chasse à la Serbie, proche de Moscou. Le chef de l’État se dit satisfait de voir son énergie commerciale récompensée. Mais sa stratégie pose question. Eux se surpassent depuis qu’ils sont handicapés. Les JO paralympiques de Paris ont débuté et ils montrent que la volonté, unie à des efforts quotidiens, produit des miracles. Les exploits de ces sportifs vont nous faire réfléchir. Enfin, un travail acharné des restaurateurs a permis au magnifique musée Jacquemart-André de renaître en quelques mois seulement. Le lieu va rouvrir avec une exposition exceptionnelle.
La rentrée s’annonce compliquée en Allemagne pour le chancelier social-démocrate Olaf Scholz. Lors d’élections dans deux régions à l’Est du pays, le parti de l’extrême droite, l’AfD, a montré sa force. Un avertissement à prendre en compte à un an des législatives.
On pourrait parler d’un dimanche noir, même si ces résultats étaient attendus. En Allemagne, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, un parti d’extrême droite est arrivé en tête d’une élection. Le 1er septembre, la Saxe et la Thuringe, deux régions situées dans l’ex-Allemagne de l’Est, ont organisé des élections régionales, et c’est le parti radical de droite, l'Alternative für Deutschland, qui a remporté le scrutin, avec globalement près de 30 % des voix.
Le geste est apparemment banal… sauf en Afghanistan. Des dizaines de femmes se sont filmées en train de chanter et ont ensuite posté ces vidéos sur les réseaux sociaux. Les images portent une mention explicite : « Ma voix n’est pas interdite » et « non aux talibans ».
Des militantes, peut-être hors du pays, se montrent en train de déchirer des photos du chef suprême des talibans : l’émir Haibatullah Akhundzada, qui règne sur le pays par décret depuis son fief de Kandahar. D’autres lèvent le poing ou scandent « La voix d’une femme, c’est la voix de la justice ». Avec un immense courage, certaines Afghanes dévoilent même une petite partie de leur visage, comme pour mieux défier la dernière folie des maîtres de Kaboul. Trente-cinq articles contenus dans un texte de loi de cent quatorze pages censées « promouvoir la vertu et prévenir le vice », en conformité avec la charia, explique le quotidien Le Monde du 25 août. En réalité, une volonté d’effacer les femmes. Purement et simplement.
Car il faut quand même imaginer que ce texte - promulgué le mercredi 21 août, trois ans après le retour des fondamentalistes au pouvoir - impose de nouvelles souffrances aux femmes. Désormais, les femmes
C’est un pari inédit. Risqué, peut-être. Le 29 août, lors de sa visite officielle à Belgrade, en Serbie, Emmanuel Macron a conclu un accord - qualifié, par lui, d’historique - avec ce petit pays des Balkans, traditionnellement proche de Moscou. Le président français a supervisé la vente de douze avions de combat Rafale, « le meilleur avion au monde », selon le président de Serbie, Aleksandar Vucic. Ce contrat est le plus important jamais passé à la France par Belgrade et va rapporter 2,7 milliards d'euros à Paris. Jusqu’ici, l’armée de ce pays de 6,6 millions d’habitants était uniquement équipée d’avions de combat MiG-29 de technologie russe. Or, ces engins sont vieillissants. Ils seront remplacés par neuf monosièges et trois biplaces quand ils arriveront en fin de vie, entre 2028 et 2029.
Bien sûr, cette vente est un joli coup à l’export pour la France. La Serbie devient le troisième pays européen à choisir l’avion français, après la Grèce et la Croatie. Et plus largement, cet avion de chasse longtemps jugé invendable a déjà été commandé par l’Egypte, le Qatar, l’Inde ou l’Indonésie. La marque Rafale décolle ! Dans le même temps, cette vente inquiète.
D’une part, il y a la questio
Les qualificatifs ne manquent pas : émouvant, bouleversant, époustouflant… La presse nationale est dithyrambique le 29 août. Il faut dire que le monde entier attendait Paris au tournant. Après une cérémonie d’ouverture des JO largement plébiscitée, la Ville lumière pourrait-elle se renouveler pour celle des Jeux paralympiques ? La réponse a été donnée le 28 août au soir, à l’issue d’un spectacle qui a duré plus de trois heures. Et c’est, sans hésitation, oui ! Même son de cloche du côté des médias internationaux. Le quotidien allemand Die Zeit, par exemple, explique que «la flamme plane à nouveau » sur Paris, « où la cohue est toujours aussi belle ».
Il faut dire que la capitale, là encore, avait mis les petits plats dans les grands : la place de la Concorde a été transformée en une scène gigantesque de 3 000 m². Et le spectacle de plus de trois heures réunissant 50 000 spectateurs qui a commencé avec une vidéo du nageur handisport Théo Curin. L'un des moments forts de la soirée a été le défilé des 4 400 athlètes, venus de 168 délégations aux sons des mix du DJ français Myd.
Après le défilé, la cérémonie s'est poursuivie avec un film qui a mis en lumière les voix de personnes en sit
C’est une exposition exceptionnelle qui promet d'attirer tous les passionnés d'art. Une présentation rarissime de près de quarante chefs-d'œuvre emblématiques de la célèbre Galerie Borghese de Rome. Du vendredi 6 septembre jusqu’au 5 janvier 2025, Chefs-d’œuvre de la Galerie Borghèse - tel est le nom de l’exposition - sera visible au Musée Jacquemart-André, pas très loin des Champs-Élysées. Pour la première fois, il sera possible d’admirer à Paris des œuvres maîtresses de la Renaissance et de l’époque baroque, signées par des artistes aussi prestigieux que Caravage, Rubens, Botticelli, Raphaël, Titien, Véronèse et Antonello da Messina, ou de célèbres peintres nordiques qui ont séjourné à Rome, tels que Rubens et Gerrit van Honthorst. Des artistes moins connus du grand public, comme Annibal Carrache, Guido Reni, Le Cavalier d’Arpin et Jacopo Bassano seront également à Paris. Rarement prêtées à l’étranger, ces pièces d’exception sont arrivées dans la capitale grâce à un partenariat unique entre ces deux musées de renommée mondiale.
La collection Borghese, créée par le cardinal Scipione Caffarelli-Borghese au début du XVIIème siècle, compte parmi les plus importantes collections d’art