Réintroduire la nature dans la ville
26 February 2020
À défaut de réaliser cette boutade, attribuée à Alphonse Allais, les urbanistes s’interrogent beaucoup ces temps-ci sur la manière de réintroduire la nature dans la ville. C’était le thème d’une conférence-débat organisée le 20 février à Genève par le journal Le Monde et le quotidien suisse Le Temps.
On estime qu’en 2050, les deux tiers de l’humanité seront concentrés dans les villes. Pour éviter que celles-ci ne deviennent des étuves, comme ce fut le cas lors des récentes canicules, la nature se révèle être de plus en plus un facteur critique – une alliée précieuse – dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Depuis plusieurs années déjà, les politiques ont compris la nécessité de « verdir » leurs projets urbains : ce sont, par exemple, des façades végétalisées à Milan, Stockholm ou Bruxelles, des forêts urbaines à Barcelone, Ljubljana et Toronto, des abeilles sur les toits à Copenhague et même des poulaillers au pied d’immeubles comme à Montréal.
À Genève, un projet participatif baptisé « Nature en ville » a été lancé en 2013 par le département de l’environnement, des transports et de l’ag