L’Union européenne durcit le ton face à la Biélorussie
24 November 2021
Djordje Kostic / Shutterstock.com
Dans l’immense forêt qui sépare la
Pologne et la Biélorussie, le thermomètre
dépasse rarement la barre de 0ºC
pendant la nuit. C’est dans ce froid –et au
milieu de l’humidité– que des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants
ont été bloqués pendant des semaines.
Pris au piège d’une bataille diplomatique et géopolitique.
D’un côté, le régime d’Alexandre Loukachenko, de plus en plus isolé sur la scène internationale,
était trop heureux d’avoir trouvé
un moyen de pression sur l’Union européenne. De l’autre, la Pologne, le mauvais élève du club communautaire sur les questions de
l’État de droit, a vu dans cette crise une opportunité de se réconcilier avec ses partenaires européens.
Et au milieu donc, des familles entières, venues d’Irak, de Syrie, du
Liban et d'Afghanistan, qui se sont retrouvées
embourbées dans un
lieu hostile dans l’est du Vieux Continent. Isolées
et oubliées. Ces candidats à l’asile en Europe ne pouvaient pas avancer, car la frontière polonaise est complètement
fermée et protégée par des milliers de
militaires. Et ils ne pouvaient pas
faire demi-tour, car les soldats biélorusses
les en empêchaient. Ils étaient donc condamnés à rester devant des
rangées de
barbelés.