Spoliés de leur forêt ancestrale
16 October 2019
Frederic Legrand - COMEO / Shutterstock.com
Ces neuf hommes et femmes représentent quatre-vingt plaignants qui accusent le groupe de les avoir spoliés de leur terre. L'audience n'est que la première phase d'une procédure qui permet à chacune des parties, par l'intermédiaire de leurs avocats, de produire les pièces constitutives du dossier.
Mais le litige remonte déjà à plusieurs années.
En 2015, rapporte Le Monde, les Bunongs, originaires de la province de Mondol Kiri dans l'est du Cambodge, ont assigné en justice la Socfin-KDC, une joint-venture entre Socfinasia, une société luxembourgeoise, et la Khao Chuly, une entreprise de construction cambodgienne, proche du pouvoir central. Le groupe Bolloré contrôle 39% de Socfinasia.
Les Bunongs accusent la Socfin-KDC de s'être accaparée illégalement, en 2008, quelque 7 000 hectares de forêt, leur terre ancestrale, pour y établir des plantations d'hévéas. La transaction,