C’est un théâtre de guerre depuis plus de treize ans. Un nouvel homme fort vient de prendre le pouvoir à Damas, en Syrie, après en avoir chassé Bachar el-Assad. Pour le meilleur ?
Bien sûr, il y a eu ces scènes de liesse. Dans quelques grandes villes de Syrie d’abord, où l’on a vu les gens sortir dans la rue, crier leur joie, danser sur des tanks. Revenir prudemment à la vie. Les portes des prisons ont été ouvertes et les prisonniers libérés, la plupart ayant été depuis plusieurs années victimes de tortures et de viols. À Berlin, Vienne, Paris et toutes les grandes cités où les sujets de Bachar el-Assad se sont exilés, on a assisté aux mêmes rassemblements, aux mêmes moments de joie.
Il y a urgence. Pendant près de deux semaines, du 2 au 13 décembre, 197 pays se penchent sur un problème majeur : la désertification du monde. C’est à Riyad, en Arabie saoudite, que cette 16ème session de la Conférence des Parties (COP) à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s’est ouverte. Moins médiatisée que ses homologues – la COP16 sur la biodiversité à Cali, puis la COP29 sur le climat de Bakou -, cette rencontre internationale aborde pourtant un enjeu majeur : la désertification du monde progresse chaque année. Dans un quasi-silence.
Car, enfin, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La désertification menace 40 % des terres émergées et 31% de l'humanité vit dans des terres arides, selon la CNULCD. La surface de terres dégradées grandit chaque année de 1 million de km², selon un rapport du Potsdam Institute for Climate Impact Research. L’Amérique latine, l’Asie et l’Afrique sont particulièrement concernées. Le continent africain subissant même une détérioration accélérée, avec 250 millions d’hectares de terres supplémentaires abîmées entre 2015 et 2019. Mais le phénomène ne se limite pas aux régions tropicales ou désertiques. En Europe, de
Cinq ans et huit mois après l’incendie dévastateur qui avait ému le monde entier, Notre-Dame de Paris rouvre enfin ses portes. Samedi 7 décembre, quelques heures déjà avant le début de la cérémonie, qui a démarré à 19 heures, une foule de badauds s’était réunie devant la cathédrale, bravant le froid, la pluie et le vent. Il est vrai que l’événement est extraordinaire. Planétaire. Des écrans géants installés sur le parvis ont permis d’ailleurs de suivre cette réouverture seconde par seconde. Des images retransmises dans le monde entier. Une armée de journalistes – on parle de cent cinquante – a couvert la soirée, qui, outre un grand nombre de personnalités politiques et économiques et de mécènes, a réuni une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement et quelques têtes couronnées - du prince William au couple royal belge. Et c’est ainsi que ce moment organisé sur la romantique Île de la Cité, quartier complètement bouclé pour l’occasion, est devenu un théâtre diplomatique. Une scène sur laquelle Emmanuel Macron a tenté d’affirmer son influence, un lieu où il a voulu faire une démonstration du soft power de la France.
Tout commence samedi dans l’après-midi. Peu avant 17 heures, l
Il y a deux mois encore, au Mondial de l'automobile, Carlos Tavares affichait un large sourire. Le patron du groupe Stellantis, qui regroupe quatorze marques automobiles dont Peugeot-Citroën, Fiat, Jeep et Chrysler, ne s'imaginait pas qu'il serait poussé à la démission deux mois plus tard. Et pourtant, le dimanche 1er décembre à 20 h 40, un communiqué annonçait qu’après dix ans à la tête du groupe franco-italo-américain, Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis, quittait le groupe automobile « avec effet immédiat ». Depuis, il ne se passe pas un jour sans que ce coup de tonnerre ne soit décortiqué par la bourse, les milieux d’affaires et les médias. Bien sûr, tout n’est pas dit mais voici au moins ce que l’on comprend.
Commençons par l’homme : Carlos Antunes Tavares. Né le 14 août 1958 à Lisbonne, cet ingénieur a fait toutes ses études en France. Il est même passé par la grande école française Centrale, avant de faire la plus grande partie de sa carrière chez le constructeur automobile Renault. En 2014, il prend la tête du groupe français PSA Peugeot Citroën, le redresse rapidement, puis reprend Opel, racheté en 2017 à General Motors, avant de réussir, en 2021, une fusion
Delphine Bürkli, maire du 9ème arrondissement de Paris, est fière. Le 4 décembre dernier, elle a vu sa belle idée être couronnée de succès. Dix ans après l’avoir proposée, mais qu’importe le temps ! Le mercredi 4 décembre, l'UNESCO a inscrit le métier de couvreur-zingueur parisien au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Une consécration pour un artisanat ancestral, indissociable de l’identité architecturale des toits de la capitale qui remonte au XIXème siècle. C’est en effet lors de la refonte de Paris que le préfet Haussmann a généralisé la pose des toits en ardoise et en zinc, deux matériaux qui étaient alors abordables grâce à la révolution industrielle.
Sur un chantier niché dans le 10ème arrondissement, Rémi Riccoboni observe ses équipes avec la satisfaction de voir perdurer un savoir-faire séculaire, comme le raconte Le Figaro. Couvreurs de père en fils, sa famille incarne cette tradition. « S’il devait nous rejoindre, mon grand-père ne serait pas très dépaysé, ni par notre poste de travail, ni par notre équipement », explique-t-il. « Nous sommes toujours installés sur un petit abri posé sur les toits pour travailler les mêmes feuilles de zinc de 2 mètre