Mais tout de suite, direction la France, où vient de se tenir le deuxième tour des élections législatives. Contre toute attente, la coalition de gauche est arrivée en tête, battant le parti de Macron de quelques sièges, profitant du «barrage républicain» qui s’était constitué contre l’extrême droite, favorite du scrutin. Macron devrait, dans les semaines qui viennent, nommer un nouveau premier ministre. Un vrai casse-tête dans une configuration tripartite sans majorité claire.
Aucun institut de sondage ne l’avait anticipé. À l’issue du deuxième tour des élections législatives, le Nouveau Front Populaire crée la surprise et remporte le scrutin. Avec 182 députés, la coalition de gauche —formée par la France Insoumise, le Parti socialiste, les Écologistes et le Parti communiste- est cependant bien loin d’obtenir les 279 sièges qui lui auraient assuré une majorité absolue.
« La mère de toutes les réformes ». Une formule choc, attestant de la détermination de Giorgia Meloni, qui veut mener à bien son projet controversé de réforme constitutionnelle.
Le projet soutenu par la politicienne d'extrême droite prévoit l'élection directe, au suffrage universel, du président du Conseil –le chef du gouvernement- pour un mandat de 5 ans. Cette élection se déroulerait en simultanée avec le scrutin législatif, le candidat vainqueur bénéficiant automatiquement d'une prime à la majorité parlementaire.
Si cette réforme est loin de faire l’unanimité, y compris au sein de l'opinion publique italienne, Mme Meloni la défend bec et ongle. Elle considère que son projet garantirait une plus grande légitimité au président du Conseil, actuellement nommé par le président de la République, en fonction de la majorité qui se dégage aux élections législatives. Meloni estime également que cette réforme renforcerait la stabilité politique du pays, qui a vu passer 26 présidents du Conseil et 64 gouvernements successifs depuis l’après-guerre.
Selon le constitutionnaliste italien Giuliano Vigevani, cette réforme correspond à un changement de paradigme. « D'une certaine manière, le parle
Trop c’est trop. Le maire de Barcelone, le socialiste Jaume Collboni, vient de prendre une décision drastique. Il interdira les locations en Airbnb dans sa ville d'ici novembre 2028. Une réponse forte face aux tensions existantes sur le marché de l'immobilier, qui rendent l'accès au logement de plus en plus difficile. Notamment pour les jeunes résidents.
Soleil, plage, shopping bon marché et une vie nocturne intense sont autant d'atouts qui font de la capitale catalane l’une des destinations les plus prisées d'Europe. Chaque année, la ville la plus visitée d'Espagne reçoit plus de 15 millions de touristes, soit 10 fois plus que sa population totale.
Victime de son succès, Barcelone croule sous un tourisme de masse qui dérégule le marché de l'immobilier et fait flamber le prix des logements. Les loyers de la ville ont augmenté en moyenne de plus de 68% en moins de 10 ans.
Face au ras le bol des habitants, la municipalité a décidé de s'attaquer de plein fouet au problème. D'ici 5 ans, elle remettra sur le marché immobilier plus de 10.000 logements actuellement utilisés pour de courts séjours touristiques.
« La ville ne peut pas permettre qu'un nombre aussi élevé d'appartements soit u
La justice a tranché. Maurice Ravel est bien le seul et unique auteur du fameux Boléro qui porte son nom. Il y a quelques mois, les arrière-petits-enfants du scénographe russe Alexandre Nikolaïevitch Benois ont pourtant fait une demande au tribunal de Nanterre, arguant que le Boléro de Ravel était une création collaborative à laquelle leur ancêtre avait activement participé.
Ils se basaient sur la présence du nom de Benois sur le programme distribué le soir de la première de l'œuvre de Ravel, en 1928, ainsi que sur les déclarations de Louis Laloy, secrétaire général de l'Opéra de Paris, qui disait, dans un journal de l’époque, qu'Alexandre Benois était « l'auteur de trois spectacles, dont Le Boléro, donnés à l'Opéra le soir du 22 novembre ».
Réfugiée derrière la demande légale des ayants-droit de Benois, l'héritière de Maurice Ravel, Evelyn Pen de Castel, espérait pouvoir profiter de leur initiative pour réactiver des droits d’auteur qu’elle ne perçoit plus depuis 2016.
Pour comprendre les enjeux de cette saga judiciaire, il faut revenir sur un point de droit français. Dans l'Hexagone, un artiste perçoit ses droits d'auteur durant toute sa vie. À sa mort, ses ayants-droit deviennent