Mais tout de suite, retour sur les élections régionales de Catalogne et sur la victoire des socialistes face aux partis indépendantistes.
« Nous avons eu raison de faire le pari du pardon et de la générosité » a déclaré le premier ministre espagnol Pedro Sanchez deux jours après que sa formation, le Parti Socialiste (PSOE), ait remporté haut la main les élections régionales de Catalogne, infligeant une sévère défaite aux partis indépendantistes. C'est la première fois en plus de 10 ans que les mouvements favorables à l'indépendance de la Catalogne ne parviennent pas à obtenir une majorité absolue au parlement régional.
Les prostitués sont des travailleurs comme les autres. C'est ce que vient de décider le parlement fédéral belge en votant une loi qui leur octroie un contrat de travail, et donc un vrai statut professionnel. Une première mondiale.
La Belgique s'était déjà illustrée sur le sujet en 2022 lorsque le pays avait décidé de dépénaliser la prostitution. Un chemin bien différent de celui choisi par plusieurs de ses voisins européens. En France, la réglementation s’appuie sur une contradiction assumée : la prostitution est autorisée mais les clients qui consomment un service sexuel sont dans l’illégalité. En Espagne, les pouvoirs publics préfèrent fermer les yeux. Ni légale, ni illégale, on parle de prostitution « alégale ».
La Belgique innove donc en préférant la voie réglementariste. Les travailleurs du sexe, pourront, comme n’importe quel salarié, bénéficier de l’accès à l’assurance-maladie, au droit au chômage, cotisations pour la retraite et aux congés payés. En outre, ils bénéficieront des services publics de réorientation professionnelle, s'ils le souhaitent. Pour faciliter une éventuelle reconversion, les prostitués auront même le droit de quitter leur emploi sans préavis et touchero
Souvent associée aux centres urbains et à leurs banlieues, la drogue est en train de conquérir un terrain que l'on croyait épargné par ce fléau : la campagne. Depuis quelques années, le phénomène se propage sur l'ensemble du territoire français. De la Bretagne à la Provence, en passant par l'Auvergne, aucune région, aussi reculée soit-elle, ne semble être à l'abri du trafic des stupéfiants.
Selon la Gendarmerie Nationale, le trafic de drogue en zones rurales a augmenté de 67% sur les dix dernières années. Des 800 kg de cocaïne récemment trouvés à proximité de la bourgade de Réville, sur les côtes normandes, au démantèlement d'un laboratoire clandestin de préparation d’héroïne installé dans une maison d'un petit village de Bourgogne, pas un jour ne passe sans que la presse régionale ne mentionne une nouvelle saisie de drogue en rase campagne. « Il y a énormément d’héroïne et on observe une démocratisation de la cocaïne », résume le Major Rémi Cotte, de la brigade anti-drogue de Calais, dans le nord de la France.
Face à cette situation préoccupante, l'Association des maires ruraux de France tire la sonnette d'alarme. Pour son président, Michel Fournier, maire des Voivres, dans l'est
« Conduisez comme une femme ». C’est le slogan de la campagne de sécurité routière que vient de lancer l'association Victimes et citoyens. Elle s'attaque intelligemment à un préjugé misogyne profondément enraciné dans la culture française : les hommes conduiraient mieux que les femmes.
Et pourtant, les statistiques disent tout l'inverse. Les hommes sont beaucoup plus dangereux sur les routes que leurs consœurs. Le genre masculin serait impliqué dans 84% des accidents ayant des conséquences mortelles. Pire, 93% des conducteurs alcoolisés responsables d'accidents seraient des hommes. Une surreprésentation masculine dans les accidents que l'on retrouve quel que soit le mode de transport choisi : voiture, moto, vélo.
Selon l'association à l'initiative de cette campagne, « les femmes ont huit fois moins de risques d'avoir un accident mortel ». Autrement dit, elles commettent moins d'infractions, et d'une gravité moindre, que les hommes.
Pourquoi le genre est-il aussi clivant dans les statistiques routières ? La raison principale semble relever de la psychologie. Selon Jean-Marc Bailet, auteur de Les hommes pilotent, les femmes conduisent, « la femme n’a jamais placé son narcissisme dans l
La langue française a désormais son musée. Depuis quelques mois, la Cité internationale de la langue française a ouvert ses portes à une centaine de kilomètres au nord de Paris, à Villers-Cotterêts. Et son lieu d'implantation est tout, sauf un hasard.
C'est dans son château de Villers-Cotterêts, qu'en 1539, le roi François Ier signa une ordonnance qui imposa la primauté du français sur le latin dans les textes administratifs et les décisions de justice. Un acte fondateur qui unifia le territoire du royaume autour d’une même langue. Et c'est dans ce même château, rénové et restauré, que le président Macron a voulu créer un lieu qui célèbre la langue de Molière sous toutes ses formes, toutes ses variantes.
Située à moins d'une heure de train de Paris depuis la gare du Nord, la Cité vaut le détour. Loin de corseter une langue parlée par plus de 320 millions de personnes à travers le monde, elle fête, au contraire, une langue vivante, diverse, qui évolue au rythme des époques et au contact des langues et des accents avec lesquels elle s'entremêle.
Au fil d'une quinzaine de salles, réparties sur plus de 1200 m2, le visiteur découvre tous les aspects d'une langue et de la culture à laque