Mais tout de suite, direction l'Allemagne, où la progression rapide de l'extrême droite, notamment dans les Länders de l'Est du pays, inquiète une grande partie de la population tout comme les formations politiques traditionnelles, qui organisent des mobilisations pour tenter de freiner le phénomène.
Une foule réunie devant le Reichstag, le parlement allemand, scande des slogans contre le parti d'extrême droite Alternative Für Deutschland (AfD). Une image qui se répète depuis quelques mois à Berlin et dans le reste du pays. Dernière en date, la manifestation qui a rassemblé plus de 150.000 personnes dans la capitale, le 6 avril dernier, contre l'idéologie d'un parti qui est devenu la deuxième force politique du pays.
« Les Hongrois se soulèvent » pouvait-on lire sur des pancartes brandies lors de la manifestation qui a réuni, samedi 6 avril, plus de 100.000 personnes dans le centre de Budapest. Une marée humaine en soutien à Peter Magyar, l'homme qui, depuis quelques semaines, aspire à secouer la vie politique hongroise, anesthésiée par l'autoritarisme du premier ministre d'extrême-droite, Viktor Orban.
Après 14 ans au pouvoir, Orban affronte une crise politique majeure. À l'origine, la décision de l'avocat d'affaires de 43 ans, Peter Magyar, de quitter le Fidesz, le parti conservateur et ultranationaliste de Orban, pour voler de ses propres ailes et passer sur le devant de la scène.
Face à une foule exaspérée par les scandales politiques à répétition et par la manipulation de la justice et des médias exercée par le premier ministre et son entourage, M. Magyar a déclaré : « Nous allons reprendre notre pays étape par étape, et brique par brique nous construirons une Hongrie souveraine et moderne ». Il a profité de l'occasion pour annoncer la création prochaine d'un nouveau parti représentant une « troisième voie », centriste, en dehors des partis traditionnels, qui subissent désormais le rejet m
À moins de deux mois des élections européennes, la gauche française est plus divisée que jamais. Il y a deux ans à peine, elle présentait pourtant un front uni aux élections législatives, à travers la NUPES, une coalition emmenée par la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon à laquelle écologistes, socialistes et communistes avaient pris part. Avec un certain succès, il faut dire, puisque la NUPES avait remporté 137 sièges à l'Assemblée Nationale, devenant ainsi la première force d'opposition à la Macronie, et devançant même le Rassemblement National de Marine Le Pen.
À la veille des élections européennes, le changement d'ambiance est flagrant. La NUPES a implosé et tous les partis de gauche se présenteront en ordre dispersé au scrutin. De quoi exaspérer leurs électeurs, qui reprochent à cette classe dirigeante de ne pas être à la hauteur des enjeux face à une victoire annoncée de l'extrême droite.
Principal responsable de ce morcellement, le chef de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Connu pour son tempérament sanguin, M. Mélenchon était sorti renforcé des élections présidentielles de 2022. Bien qu'arrivé en troisième position, il avait obtenu 22% des suffrages. Un score qui
« Poser un lapin à quelqu'un : manquer à un rendez-vous promis », selon le dictionnaire Larousse. Cette expression populaire, et très usitée en France, est en passe de donner son nom à une taxe que le premier ministre espère prochainement faire voter à l'Assemblée Nationale.
Lors d'une récente interview, Gabriel Attal a expliqué son plan pour remédier aux « déserts médicaux », qui touchent notamment les villes secondaires et les zones rurales, où obtenir un rendez-vous chez un médecin, même généraliste, peut relever du parcours du combattant. L'une des pistes à l'étude serait l'instauration d'une « taxe lapin ».
L'idée est simple. Pour tout rendez-vous médical non honoré par un patient, ce dernier se verrait obligé de payer une taxe de 5 euros au médecin concerné. Le montant serait automatiquement retiré de la carte bancaire utilisée au moment de la prise du rendez-vous par le patient, puis directement reversé au médecin. Cette taxe s'appliquerait uniquement aux consultations qui n'ont pas été annulées au moins 24 heures avant l'horaire prévu du rendez-vous.
Selon un communiqué du Conseil National de Médecine, « chaque semaine, 6 à 10% des patients ne se présentent pas à leur rendez-
Entre Constantin Brancusi et la France, c'est une longue histoire d'amour. Lorsque le sculpteur et peintre roumain débarque à Paris, en 1904, pour se perfectionner au côté de Rodin, il n'a que 28 ans. Il ne restera que quelques mois dans l'atelier du maître, mais choisira la France pour développer un style propre, qui établira les bases de l'art surréaliste. Ses sculptures abstraites aux courbes épurées et minimalistes, tout comme sa manière de sculpter à même la matière, sans recourir à des moules, feront de lui un précurseur qui révolutionnera la discipline.
En 1956, Brancusi fera sa plus grande déclaration d'amour envers son pays d'accueil, en décidant de léguer l'intégralité de son atelier à l'État français. En contrepartie, le Musée national d'art moderne s'engagera à reconstituer l’atelier de l’artiste tel qu'il est au moment de son décès. Une promesse qui sera honorée à travers le temps par la France. L'atelier sera d'abord partiellement recréé au Palais de Tokyo, puis une reconstitution plus minutieuse de l'original sera définitivement installée dans un bâtiment conçu par l'architecte italien Renzo Piano, place Beaubourg, au pied du Centre Pompidou.
Le Centre Pompidou, jus