La procédure de destitution du président de la Corée du Sud est portée devant la Cour constitutionnelle
Lundi, la Cour constitutionnelle de Corée du Sud a commencé à examiner la procédure de destitution du président Yoon Suk Yeol, consécutive à sa tentative d’imposer la loi martiale le 3 décembre dernier. Une audience publique doit avoir lieu le 27 décembre afin de définir les principales questions juridiques en jeu et le temps nécessaire pour traiter l’affaire. La cour dispose de six mois pour décider du sort de Yoon Suk Yeol.
La loi martiale, la première en plus de quatre décennies, n’aura été instaurée que durant six heures. Yoon risque maintenant d’être accusé de rébellion et d’abus de pouvoir. S’il est reconnu coupable, Yoon Suk Yeol pourrait être condamné à la peine de mort. Divers enquêteurs ont tenté de le convoquer pour interrogatoire, mais les services de sécurité de la présidence n’ont pas répondu aux convocations.
Ce même lundi, le chef du parti au pouvoir, Han Dong-hoon, a présenté sa démission, affirmant qu’il n’était pas possible de soutenir Yoon Suk Yeol après avoir approuvé sa destitution. Cette démission fait ressortir les divisions de plus en plus importantes au sein du mouvement conservateur sud-coréen. Han appartient à la jeune génération réformatrice, en oppositi