Que peut faire l'Europe pour réduire sa dépendance militaire à l'égard des États-Unis ?
La semaine dernière, lors du sommet de l'OTAN à Washington, de nombreux membres européens de l'alliance ont convenu de la nécessité de faire plus pour améliorer les capacités défensives de l'Europe. Il y a dix ans, les membres de l'OTAN se sont engagés à consacrer 2 % de leur produit intérieur brut à la défense. Mais seuls deux tiers d’entre eux devraient atteindre cet objectif d'ici la fin de l'année.
Les analystes estiment que l'Europe doit résoudre au moins quatre problèmes critiques, quelle que soit l'issue des élections américaines. Une augmentation des dépenses de défense de plus de 2 %, voire de 2,5 % semble nécessaire. Le nombre de soldats est également insuffisant. L'idéal pour l’OTAN serait de disposer de 300 000 soldats stationnés sur le continent de manière à pouvoir répondre à toute situation d'urgence dans les 30 jours. Or, elle en est loin actuellement.
Pour réduire sa dépendance à l'égard des États-Unis, l’Europe aurait besoin de prendre en charge les systèmes de défense intégrés actuellement gérés par le Pentagone. La question la plus sensible est celle du parapluie nucléaire assuré aujourd’hui par les États-Unis. Un « parapluie nucléaire » est une garantie donnée pa