Cette expression nous vient du domaine militaire. Lorsqu’une armée se rendait sans conditions, elle donnait à l’armée adverse une Charte Blanche, c’est-à-dire un papier officiel sur lequel rien n’était inscrit. Le vainqueur pouvait donc dicter librement les termes et les conditions de la fin de la guerre et imposer tout ce qu’il souhaitait au vaincu.
Depuis le XVIIème siècle, le mot « carte blanche » a quitté le domaine militaire pour désigner en général le fait de laisser une personne dicter ses conditions.
Actuellement, le sens de l’expression n’est pas péjoratif. Il s’agit plutôt d’accorder à quelqu’un le droit d’agir absolument comme il le souhaite pour remplir une mission ou un objectif, motivé par la confiance dans le fait que cette personne est capable de réussir quels que soient les moyens qu’elle choisira d’employer.
Le mot français « carte blanche » se retrouve dans l’expression anglaise : “to give somebody carte blanche”. Il existe aussi “to give a free hand”.
Exemple 1 :
Mon fiancé a insisté pour que l’on laisse carte blanche à sa sœur pour la décoration du restaurant à notre mariage. J’ai vraiment peur du résultat !My fiancé insisted on giving a free hand to his sister for the decoration of the restaurant at our wedding. I’m really afraid of what will be the result!
Exemple 2 :
La musée a donné carte blanche à cet artiste pour son exposition. Il a donné libre cours à son imagination et l’exposition était exceptionnelle.The museum gave carte blanche to this artist for his exhibition. He let his imagination run wild and the exhibition was outstanding!