En Suisse, un séisme
29 March 2023
Michael Derrer Fuchs / Shutterstock
L’univers de la banque aime cultiver la discrétion et le
secret. C’est encore plus vrai en Suisse, où les institutions bancaires sont considérées comme un
patrimoine national. Les banques du
pays alpin ont cependant
défrayé la chronique dans le monde entier ces derniers jours. C’est le
Financial Times qui
a dégainé le premier. Samedi 18 mars, le
quotidien britannique spécialisé dans l’économie annonce des
pourparlers entre les
deux principales banques helvétiques : UBS et le Crédit Suisse. Il assure alors que la première,
le plus grand groupe du pays, pourrait
racheter la seconde,
en proie à des difficultés financières et
secouée en bourse dans les
jours précédents.
Tout s’est joué pendant le week-end. Et les deux acteurs principaux n’ont pas eu vraiment le choix. Le gouvernement suisse et les autorités financières du pays ont poussé UBS
à racheter le Crédit Suisse. Ils étaient, eux aussi, sous pression des principaux acteurs financiers mondiaux,
qui craignaient un
effondrement du Crédit Suisse à
l’ouverture des
marchés boursiers le lundi 20 mars. C’était le scénario catastrophe
que tout le monde voulait
éviter à tout prix. La banque helvétique fait partie des trente institutions