Olaf Scholz, le nouveau patron de l'Allemagne
15 December 2021
Alexandros Michailidis / Shutterstock
Le rendez-vous était donné le 8 décembre, au Bundestag, à Berlin. À 9 heures, les députés allemands se rendent dans une salle adjacente de l'hémicycle. Par ordre alphabétique, ils
déposent un bulletin dans
l'urne et retournent s'asseoir à leur place. Au premier rang, Olaf Scholz, un masque noir sur le visage, les y attend. Sûr de lui et du résultat. Angela Merkel,
dans les tribunes, suit, elle aussi, la
passation de pouvoir. Après seize ans de règne, la future
retraitée connaît parfaitement le processus. Courtoisement, elle lui fait
un petit signe de la main, il répond.
Ils n'appartiennent pas au même camp politique, mais aucune animosité n'existe entre eux. Le miracle allemand. La « solidité d'une démocratie », précisera-t-elle.
10h17, le verdict
tombe. Sans surprise, Olaf Scholz, le social-démocrate, devient le nouveau chancelier de la
RFA, par 395
voix sur les 707
suffrages exprimés.
Un tonnerre d'applaudissements retentit alors dans la salle. On vient le
féliciter, lui
donner un coup de coude, Covid oblige. Certains même font un selfie avec lui. Noyé sous les bouquets de fleurs et
le regard attendri de ses parents, invités pour la circonstance, le nouveau maître du pays
sourit