Iran : timide retour vers une normalisation ?
3 March 2021
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Cet accord, conclu le 20 février, est valable trois mois et révocable à tout moment. Concrètement, il prévoit de garder le même nombre d'inspecteurs de l'ONU dans le pays. Ces gendarmes du nucléaire sont autorisés à contrôler les sites sans prévenir. Mais le pays des Mollahs a aussi son mot à dire. Il peut imposer, entre autres, des limites aux visites des agents onusiens en vertu d'une loi votée par le Parlement iranien en décembre dernier. Il peut, par exemple, les empêcher d'accéder à des installations non-nucléaires, y compris à des sites militaires suspectés d'avoir une activité nucléaire.
Cet « accord bilatéral technique », comme le qualifie son négociateur onusien, Rafael Grossi, « sauve la situation dans l'immédiat ». C'est « un résultat raisonnable après des consultations intenses », déclare-t-il à son retour à Vienne, en Autriche, lors d'un rapide point de