Le pétrole rappelle sa place dans l’économie mondiale
22 April 2020
Début janvier, le cours du baril de Brent flirtait avec les 70 dollars. En début de semaine, il
atteignait difficilement les 25 dollars sur le parquet de Londres. Jamais depuis le début des années 90 et
la guerre du Golfe le pétrole n’avait autant été chahuté sur les marchés. Pour le pétrole américain,
c’est encore pire : lundi, les barils pour
livraison en mai ont perdu toute leur valeur, et
le cours du brut a même terminé en dessous de zéro, pour la première fois de son histoire. Il faut dire que l’or noir fait face à
une situation inédite : la moitié de la population mondiale confinée, les échanges commerciaux réduits au minimum,
des milliers d’avions cloués au sol, des milliers de cargos immobiles dans les ports. 2020 est déjà considérée comme une année noire par les producteurs de pétrole.
Dimanche 12 avril, après de longues journées de négociations, les principaux acteurs du marché pétrolier
se sont mis d’accord pour
essayer de limiter la casse. Les États-Unis, la Russie et l’Arabie Saoudite, les trois premiers producteurs du monde,
ont mis de côté leurs différences. Avec les membres de
l’OPEP,
l’Organisation mondiale des pays producteurs de pétrole, ils ont décidé de réduire