Macron : un discours pour rien
8 January 2020
Alexandros Michailidis / Shutterstock.com
À chacun son style. Charles de Gaulle, Georges Pompidou ou François Mitterrand étaient
assis,
les mains posées sur un vaste bureau,
sous les dorures du Palais de l’Élysée. Valéry Giscard d'Estaing, qui se rêvait en nouveau monarque de la France,
s'était installé sur une chaise dorée,
recouverte de soie fine. En 1976, il avait même associé
son épouse, Anne-Aymone, à la pose.
Souriante potiche. Le couple présidentiel avait pris place
autour d'une cheminée.
Le feu crépitait. Nicolas Sarkozy, tout comme Jacques Chirac avant lui, préférait le genre plus dynamique :
debout. Face caméra. C'est aussi l'option choisie par Emmanuel Macron, depuis trois ans.
Car si l'actuel chef de l’État trouve le discours du 14 juillet
inutile et
désuet, il ne raterait pour rien au monde les traditionnels « vœux aux Français » du 31 décembre.
Il s'agit d'une allocution inaugurée par le premier président de la Ve