Là aussi on avance dans l’inconnu, mais l’avenir paraît peu prometteur. La Cop16, qui se tenait à Cali, en Colombie, devait aboutir à financer la protection de la biodiversité. Les quelque deux cents pays présents sont repartis sans rien signer. Un échec lourd de conséquences.
Le samedi 2 novembre au matin, l’échec a été acté. Après plus de dix heures de débats en pleine nuit, on ne sait toujours pas qui va payer la facture. C’est en grande partie sur la question du financement - 200 milliards de dollars par an d’ici 2030, nécessaires au niveau mondial pour protéger la nature – que la Cop16 sur la biodiversité s’est achevée. Le quorum des délégués des près de deux cents pays présents n’étant pas atteint. Un problème technique qui cache en réalité de grandes divergences entre pays riches et pauvres.
C’est une petite république qui fait beaucoup parler d’elle depuis plusieurs mois. Et encore plus depuis le samedi 26 octobre. Il n’y a là rien de bien surprenant. Le parti pro-russe au pouvoir depuis douze ans en Géorgie, Rêve géorgien, a revendiqué la victoire aux élections législatives avec 54 % des voix. Aussitôt, l’opposition pro-européenne a contesté le verdict des urnes et est descendue dans la rue. Les chancelleries européennes, elles, se sont tues, laissant Bruxelles porter leur mécontentement. Ça n’a pas tardé. Le 30 octobre, l’Union européenne a fait savoir qu’elle suspendait le processus d’adhésion de la Géorgie, à moins qu’elle ne change de cap. Moscou a applaudi des deux mains.
Peu savent réellement où se trouve la Géorgie. Disons, pour faire simple, que cette ancienne république soviétique est située à un carrefour stratégique entre l’Europe et l’Asie, entourée par la Russie au nord, la Turquie au sud, la mer Noire à l’ouest, et l’Azerbaïdjan et l’Arménie à l’est. À la frontière de l’Occident, du monde slave et de l’Orient. L’ancienne patrie de Staline a longtemps été une chasse gardée de la Russie, qui voit d’un mauvais œil toute tentative d’émancipation. Or, en déc
Le lundi 28 octobre, les rues de Rabat étaient pavoisées aux couleurs de la France. De mémoire des Marocains, on n’avait jamais vu cela. Curieux, les habitants de la capitale du Maroc s'étaient donc massés le long des routes proches de l'aéroport pour honorer l'arrivée d'Emmanuel Macron, en visite pour une durée de trois jours. À sa descente d'avion, le roi Mohammed VI en personne est d’ailleurs venu l’accueillir en grande pompe. C’est que cela faisait très longtemps que le chef de l’État français ne s’était pas rendu dans ce pays du Maghreb, pourtant premier partenaire économique de l’Hexagone dans la région.
Pour marquer la solennité de ce déplacement du 28 au 30 octobre, Emmanuel Macron s’était entouré d’une délégation pléthorique. Hors norme. Neuf ministres, des grands patrons, des intellectuels et même des personnalités du spectacle. Il faut dire que des deux côtés de la Méditerranée, on attendait beaucoup de cette rencontre et elle a tenu ses promesses. Heureusement, car on revient de loin.
La brouille entre Paris et Rabat remonte à 2021, Emmanuel Macron soupçonnant à l’époque les services secrets marocains d’avoir mis sur écoute son téléphone. Il y a eu aussi la décision de
C’est un document effrayant et effarant. Impensable en fait dans un pays comme la France. Et pourtant, une étude vient d’être rendue publique. Elle démontre qu’en cas de perturbation majeure de l’approvisionnement, la capitale ne pourrait alimenter ses habitants que durant cinq à sept jours. Passé ce délai, les Parisiens se retrouveraient sans nourriture. Une nouvelle prise très au sérieux par la mairie.
En 2022, une étude baptisée « stratégie de résilience » a été lancée par les autorités municipales et la préfecture de Paris. L’idée était de comprendre combien de temps la ville et ses habitants pourraient tenir sans être réapprovisionnés. Une question qui se pose depuis le Covid et les paralysies que cette crise a entraînées. Mais aussi une question qui est chaque année d’actualité face aux menaces récurrentes de blocus de Paris par les agriculteurs ou les routiers, ou face aux inondations ou aux autres catastrophes naturelles. Le 29 octobre dernier, les premiers résultats concrets de cette enquête nous ont été communiqués par l'Apur, l’Atelier parisien d'urbanisme.
Pour nourrir les 2,1 millions de Parisiens, il serait nécessaire de mobiliser quotidiennement environ 3 090 tonnes de
C’est une petite révolution. Au moment où la Chine annonce avoir saisi, le 30 octobre, l’Organisation mondiale du commerce pour dénoncer des surtaxes douanières sur ses voitures électriques, le constructeur français Renault annonce une avancée majeure sur ce type de véhicules. Bientôt, ses voitures électriques vont être capables de… vendre du courant, grâce à un dispositif appelé V2G, ou « Vehicle to Grid ».
Avec cette nouvelle technologie, Renault permet à ses véhicules de stocker l’énergie, de la restituer au réseau électrique lors des pics de demande ou, plus incroyable encore, d’alimenter directement des appareils domestiques. On nage en pleine science-fiction ! Ainsi, la nouvelle Renault 5 E-Tech, l’Alpine A290, tout comme la future Renault 4 E-Tech, sont désormais capables d’alimenter des appareils électriques allant de la bouilloire au barbecue, grâce à une puissance de sortie de 3 700 watts. Pour ce faire, elles disposent d’un chargeur bidirectionnel de 11 kilowatts en courant alternatif qui permet donc de décharger et de restituer de l’électricité au réseau électrique. Cette fonction, encore assez rare, transforme la voiture en une unité de stockage temporaire et offre aux